Mes articles au fil du voyage !
Fin du Mexique et du voyage tout court
Après la famille, ce sont 2 amies, Caro et Joey, qui me rejoignent pour terminer ce périple. Autant dire que je suis très contente de les retrouver mais que cela sonne aussi la fin du voyage et que je suis un peu triste ! Mais on va quand même bien profiter !
Aparté culinaire : on mange très bien au Mexique, je vais enrichir la thématique Miam Expériences de ce pas car il y a tellement de choses à dire sur la variété de la gastronomie mexicaine que je préfère l'écrire à part.
Nous nous retrouvons donc à Isla Mujeres, qui est une île juste au large de Cancun. Note pour l'ensemble des touristes : Cancun est vraiment à éviter. Il s'agit de barres d'immeubles au bord de très belles plages, remplis d'américains très beaufs et très bourrés. Bon, après, bien sûr, ça dépend de quelles vacances vous avez envie! Isla Mujeres est un tout petit peu plus calme (il faut quand même faire au moins 20 min de bateau pour arriver là, ce qui en décourage certains). Et on peut alors profiter de quelques belles plages (mais on n'est pas tous seuls hein ;) ).
Après avoir fait nos retrouvailles, nous partons en direction de Valladolid dans le Yucatan. Valladolid est une jolie cité coloniale qui l'avantage d'être assez centrale, ce qui fait que nous allons pouvoir faire pas mal de choses. Et nous commençons par .... Chichen Itza ! ça fait au moins 1 semaine que je n'ai pas vu le site, vais-je m'en souvenir... Ouf! ça n'a pas trop changé! Bon, pour être un peu honnête, c'est l'équinoxe de printemps, ce qui fait que c'est sympa à voir. En effet, les mayas ont construit la pyramide pour qu'aux équinoxes il y ait un jeu de soleil et qu'on ait l'impression que le serpent descend de la pyramide. Puis le soir, nous restons pour assister aux sons et lumières, qui sont à la fois les bâtiments éclairés puis ensuite l'histoire des mayas racontées avec des projections sur la pyramide. Et franchement, c'est assez sympa.

Après Chichen Itza, nous allons visiter le site d'Ek Balam et nous baigner dans un grand cenote très profond. On profite bien, car même si le site n'est pas très loin, il n'y a quasiment personne. D'ailleurs, il reste encore beaucoup de choses à déblayer sur ce site, donc si un archéologue lit ce blog : allez, hop! au boulot! (les filles ont suggéré que ce soit moi qui m'y colle, mais bon, comment leur dire que je ne suis pas sûre de vouloir devenir archéologue...)
Nous changeons ensuite complètement de région pour aller à Oaxaca. C'est une région qui est au sud de Mexico et qui est beaucoup moins touristique que le Yucatan. Enfin, sauf pour les texans, on en a vraiment croisé plein. Bon, il faut dire aussi qu'il y a des vols directs pour Houston et que c'est vraiment cours (3/4h). Oaxaca, c'est vraiment mon coup de coeur du Mexique. La ville est magnifique et il y a énormément de choses à faire. La ville est dans une sorte de cuvettes, à la croisée des différentes chaînes de montagne du Mexique. C'est une ville coloniale très bien conservée. On y trouve plein de maisons de toutes les couleurs, avec au milieu des monuments bien conservés. Au programme, balade dans la montagne environnante avec un guide, visite de la ville, du site Monte Alban, un grand olmèque, perché sur une colline et bien conservé et enfin, baignade dans des basins naturels avec une vue splendide sur la région, autant dire qu'on en a bien profité !
Le périple se termine avec quelques jours à Mexico avant de rentrer en France (c'est bon, il a arrêté de neiger, je peux revenir, héhé). Nous nous baladons dans le centre historique et visitons le palacio national qui vaut vraiment le coup d'oeil. C'est un grand ensemble de bâtiments avec plein de cours intérieures très agréables. Nous y admirons, entre autres, les fresques de Diego Riviera (l'un des peintres les + célèbres du Mexique, qui a été le mari de Fridda Kahlo). Il retrace dans ses fresques une brève histoire du Mexique et fait un focus sur les civilisations pré-colombiennes. On profite également d'une exposition temporaire qui rassemble les plus beaux joyaux collectés dans les temples mayas, aztèques, etc. Et c'est magnifique. On y voit des pièces très fines en or, en jade, des bijoux, des urnes funéraires, des masques...
Le lendemain, séparation des troupes : les filles vont profiter de la foule mexicaine en ce jeudi saint à Teotihuacan pendant que pour ma part, je vais faire le marché d'artisanats afin de ramener des souvenirs. Puis le vendredi, nous allons visiter l'extraordinaire musée des civilisations à Mexico. C'est un musée qui condense des merveilles et qui allie des reconstitutions de diverses temples du Mexique. On y fait un voyage dans le temps depuis les premiers hommes à avoir peuplé le continent (environ -15000) jusqu'à la conquête. Et c'est là qu'on prend conscience de la grandeur qu'on eu ces civilisations! Entre les sculptures, les calendriers, les masques,... on voit à quel point ils n'étaient pas les barbares prétendus qu'ont décrit les espagnols. C'est là aussi qu'on réalise à quel point les temples devaient être beaucoup plus beaux que ce qu'il en reste : en effet, ils étaient peints, de couleurs chaudes et variées, qui devaient leur donner un certain rayonnement.
Nous concluons Mexico par la visite du quartier de Coyacan qui est très joli et très différent du reste des autres quartiers de Mexico. Cette ville, tentaculaire, présente 1000 facettes et celui-ci n'en est qu'une autre. Coyacan, c'est presque comme faire un bond de continent : on a presque l'impression d'être dans une ville d'Espagne ou du sud de la France. On se balade dans les petites rues et on visite des places ombragées, des jardins, mais aussi un marché.
Mexique en famille
Après la Colombie, direction le Mexique pour la dernière étape de mon voyage. Hé oui, ça sent déjà la fin, snif snif.
Je retrouve donc ma famille (mon père, ma mère, ma sœur et mon frère) à Mexico après 5h d'avion pour moi et un peu + pour eux. Le choc thermique n'est pas encore trop violent à Mexico, parce que c'est un climat montagnard, il fait donc assez frais la nuit. Pour info, Mexico est à environ 2700 mètres d'altitude. 1er jour, on visite le centre de Mexico et notamment le templo mayor, qui est un temple de civilisation pré-colombienne. Le temple est en plein centre de Mexico, tout simplement parce que les espagnols ont fondé la ville de Mexico... dessus! Sympa les espagnols! On visite également la basilique, très imposante, en pleine messe, dimanche oblige. Il faut savoir que les latinos, ils ne rigolent pas avec la messe. À chaque fois, j'ai pu constater que les églises sont bien pleines au moment des messes et que les personnes se signent systématiquement en entrant et en sortant d'une église.
Le lendemain, visite de Teotihuacan. C'est un site très bien conservé, au nord-est de Mexico. Il a été construit il y a environ 1600 ans par une civilisation qu'on appelle Teotihuacan. Le site, grandiose, a pu héberger jusqu'à 200 000 personnes, en faisant sûrement la ville la plus peuplée du monde de l'époque ! La partie qu'on visite est plutôt consacrée à la religion et aux personnes de rang élevé. On visite notamment le temple de Quetzacoatl, et on grimpe sur le temple du soleil et celui de la lune. Ce qui est intéressant aussi c'est qu'on retrouve des influences de ce temple dans le style maya (époque maya : d'environ - 300 à 1200, avec son apogée à partir de 900). Hé oui, les mayas sont assez récents finalement! Il faut savoir que les noms donnés du temple ne proviennent pas de la civilisation de Teotihuacan, mais des aztèques (Environ 1100-1500 ap JC). En effet, ils ont redécouvert le site... et l'ont squatté !
Le lendemain, on ira faire de la barque à Xochimilco sur des canaux artificiels et le jour d'après visiter Puebla, une ville coloniale plutôt bien conservée.
Puis direction le cœur de la région maya! C'est partie pour une orgie de temples! On commence par Palenque qu'on visite en fin d'aprèm ce qui donne une superbe lumière au site! On est paumés dans une jungle tropicale au milieu de laquelle émerge un espace découvert avec plusieurs constructions plutôt bien conservées! Après Palenque, on remonte la péninsule pour aller poser nos valises (et notre titi qui est malade) à Campeche. Superbe ville coloniale (l'une des + belles que j'ai vues avec Carthagène en Colombie). Le centre historique est joli, très bien conservé, très coloré, bref super agréable ! En plus, on est au bord de la mer, il y a donc une petite brise bien agréable.
Nous allons ensuite visiter Calakmul. Palenque nous paraissait déjà enfoui dans la nature mais là, on passe à l'étape supérieure : 60km après être sortis de la route principale et nous voilà enfin sur le site. On est au mieux d'une biosphère, sur un site où les recherches continuent tellement il y a encore de choses à découvrir ! Il faut dire que le site n'a été découvert qu'il y a environ 30 ans et qu'il est bien au confins du Mexique, à la limite avec le Guatemala. On n'est pas déçus, le site est magnifique et presque désert, ce qui fait qu'on a les pyramides pour nous. Ce qui est sympa quand on grimpe jusqu'en haut, c'est qu'on dépasse de la cime des arbres et qu'alors on contemple un océan de verdure, magique! Calakmul, c'est aussi l'une des citées les + puissantes entre le 7ème et le 9ème siècle, autant dire qu'on visite une toute petite partie du site.
Après Palenque et Calakmul, nous visitons Uxmal. De style typiquement maya (pyramides, portes en forme de flèche, décors muraux qui rappellent du canevas), ce site est impressionnant. On y est accueilli par une immense pyramide qu'on contourne pour ensuite aller se perdre dans les dédales d'habitations restantes avant d'accéder à une immense cour intérieure et au palais. Là encore, on peut escalader les monuments et profiter de la vue.
Le lendemain, après avoir profité d'un super hôtel, direction la nouvelle merveille du monde : Chichen Itza. On y va assez tôt pour éviter la foule (bon en fait, ça va, le site est tellement grand). Nous profitons donc de la célèbre pyramide ainsi que des restes de palais, de jeu de balles et également d'un immense cenote (sorte de trou où le sol calcaire s'est effondré, avec de l'eau au fond). Ha oui, le site, en plus d'être très beau, abrite un marché d'artisanat où nous ferons "quelques" achats, haha (nacelle, souvenirs, calendriers mayas... tous ces éléments sont à admirer chez un des Esselin).
Bref, de bonnes vacances en famille !
Colombie, suite & fin
Désolée pour cause d'emploi du temps chargé, cet article a mis un peu de temps à arriver.
Donc, après avoir laissé Mathilde s'envoler pour la France (quelle destination originale), je passe quelques jours à San Gil, dans le nord-est du pays. A ce qu'il paraît, c'est LA zone pour faire du rafting en Colombie. Et je n'ai pas été déçue.
Je réserve donc une matinée rafting, où l'on va descendre le rio Suarez qui contient des rapides classés niveau V et VI. Autant dire que là, on ne rigole plus. Les rapides sont classés en fonction de leur dangerosité et de leur technicité nécessaire pour les passer. Des niveaux I et II sont considérés comme tranquille (on voit à peine que le courant de la rivière s'accélère). Des niveaux III et IV se font sentir et sont encore assez sympa. Dans les niveaux V et VI (je peux vous en parler maintenant, vu que je suis une poilue des raftings), on s'en remet au guide qui conduit le bateau et on s'accroche parce que ça secoue beaucoup !!
Petit rappel, le rafting ce sont les radeaux où l'on est 6/8 à pagayer et où à l'arrière il y a un guide qui gère la direction et qui donne les commandements.
Bien sûr, avec ma chance éternelle, je tombe dans le bateau du meilleur guide, c'est-à-dire celui qui ne se renversera aucune fois (on compte jusqu'à 2 fois pour les moins chanceux).



Etant dans la zone, j'en profite également pour aller visiter Barichara. C'est un petit village typique colombien très joli et très bien conservé. Toutes les maisons sont bien entretenues et peintes de plein de couleurs différentes.
Je vais également voir le grand canyon du coin et profite pour prendre le téléphérique qui le traverse de bout en bout, c'est époustouflant !



Puis, direction Bogota où je retrouve Thibaut. Cela fait 4 mois qu'on ne s'est pas vus, autant dire beaucoup. Bon bien sûr, j'ai eu le bon goût d'attraper froid dans le bus (pourtant j'avais mis tout ce que j'avais de plus chaud sur moi... c'est-à-dire un gilet sur un T-shirt... bah oui, j'ai renvoyé toutes mes affaires chaudes en France mi-janvier!!).
Après un petit weekend à Bogota, on s'envole pour l'Amazonie (raison principale du voyage de Thibaut, héhé), direction la ville de Leticia. L'objectif : voir la forêt et plein d'animaux de là-bas. On est accueillis par une bonne petite pluie tropicale, bien chaude et bien humide. Ambiance totalement différente de Bogota : là où Bogota n'est que montagne, climat sec et un peu froid, on a chaud, on sue et on est accueillis par les moustique. Après avoir profité de la ville de Leticia, on passe 1,5 jours en pleine forêt, à aller se balader et à essayer de voir des animaux. Bon le résultat n'est pas exceptionnel, surtout qu'on a l'impression que notre guide y va au petit bonheur la chance. Mais on verra quand même des dauphins roses, des tarentules, des singes de loin et on aura bien profité de la forêt. Ha oui, et les moustiques auront bien profité de nous. Avec ce qu'ils nous piqué comme sang, il vont être gavés pour 6 mois !!
Enfin, pour bien profiter de l'Amazonie, on prend le bateau et on va visiter la petite ville de Puerto Narino, qui est très jolie et très bien aménagée.



Puis direction Medellin. Session gros préjugés : non on ne croise pas des cartels de drogue à chaque coin de rue, c'est fini. Oui, c'est un ville sûre. Tellement sûre que c'est une des villes les plus développées de Colombie. Elle a un métro, des téléphériques et a récemment été identifiée comme l'une des villes les plus innovantes du monde. Et c'est franchement très sympa. On se balade dans le centre, et on voit notamment des grosses statues de Botero : son style à lui, des bonhommes et des animaux très gros. Personnellement, j'adore !! On fait également un graffiti tour dans la communauté 13. Il faut savoir que ce quartier est devenu touristique mais qu'il y a environ 15 ans encore, c'était une zone de non-droit où les narco faisait leur loi. Pour régler le problème, le gouvernement a envoyé l'armée charger le quartier. Il y a eu "quelques" disparus mais ils ont réglé le problème. Alors, avec ce passé, vous imaginez bien que la population du quartier n'est pas du tout traumatisée... Du coup, beaucoup de graffiti qui recouvrent les murs évoquent cette violence et ce conflit avec l'armée.











Après Medellin, on visite la région du café, plus précisément la petite ville de Salento qui est très mignonne. On se prend une petite chambre à l'écart de la ville où l'on a vu sur toute la vallée, c'est très joli. On se fait une journée dans la vallée de Cocora. C'est une vallée où l'on peut voir des palmiers géants qui poussent de manière plus ou moins anarchique dans la vallée. Et le résultat est assez improbable !


Puis, on fini par Bogota, où l'on va voir le super musée de l'or. Il faut savoir que la Colombie a de très gros gisements d'or dans la plupart de ses fleuves. De tout temps, ces gisements ont été exploités. Les pièces ci-dessous datent d'entre 2000 ans et 800 ans. Elles proviennent toutes de civilisations pré-colombiennes, c'est-à-dire antérieures aux colombs.



Cap sur la Colombie !
Après, les chutes d'iguazu, je passe rapidement par le Paraguay afin de prendre mon avion pour Bogota. En quelques mots, Asuncion (capitale du Paraguay) possède un centre historique colonial plutôt pas mal (mais pas exceptionnel) ainsi qu'un marche. Je m'y achete des fringues pas chères. Mais ce que je retiendrai le plus de la ville, c'est l'accueil fait par le couple de français qui tiennent l'auberge (Isla Francia) où je dors! Des bons vivants, très drôles, avec qui on peut bien discuter ! On a même des crêpes faites maisons au petit-déjeuner!
Je passe rapidement par Bogota et je me dirige vers la côte Caraïbe où je vais passer les 2 prochaines semaines. Cela marque la fin de mon périple seule puisque Mathilde me rejoint dans quelques jours. Mais avant son arrivée, j'ai quand même le temps d'aller passer 2 jours sur Isla Grande qui est une île dans une réserve naturelle. Voici quelques photos des plages !!



Bref, les Caraïbes dans toute leur splendeur! Sur l'île, on ne fait pas grand chose à part la farniente. Et c'est très agréable. Ha si, on se bat contre les mouches piquantes et les moustiques afin que notre corps ne se transforme pas en une piqûre géante ! Sur l'île, je teste le hamac en guise de nuit. Bon. Soyons honnête, ce n'est pas la nuit de l'année mais cela passe. La contrainte majeure étant qu'on ne peut pas beaucoup bouger dans un hamac!


Puis un bateau et une moto-taxi plus tard, je retrouve Mathilde en terrasse devant l'hôtel avec un café dans la main. Bon elle a l'air fatiguée, mais en même temps elle vient de faire 30h de voyage! Et comble de l'histoire, American Airlines a envoyé son sac au Canada ! (Je précise que Mathilde n'a pas fait escale dans ce pays) à part ça, tout va bien se passer, son sac finira même par réapparaître à Santa Marta 2 jours plus tard.
On se balade dans Carthagène qui a 2 quartiers très jolis : le centre historique à l'intérieur de murailles et Getsemani, un ancien quartier pauvre devenu un peu bobo. Il est composé de pleins de petites maisons, toutes de couleurs différentes et parfois décorées de peintures murales. C'est très joli! C'est aussi le quartier pour sortir et on en profitera bien avec Mathilde. Le centre quand à lui possède une architecture coloniale très bien conservée et aussi très colorée. Le tout entouré de murailles plutôt bien conservées. Il faut savoir que cette ville était la porte d'entrée du pays à l'époque coloniale et que par conséquent, elle a subi beaucoup d'attaques de pirates, d'où les fortifications ! En effet, la Colombie possède énormément de gisements d'or, et celui-ci était acheminé par bateau jusqu'à la couronne d'Espagne (voir l'article plus complet dans la rubrique des cartes qui partent).






Après Carthagène, direction Santa Marta, où nous sommes très aimablement hebergées par des copains de copains! Ce sont 3 mecs qui sont partis vivre en Colombie pour ouvrir une auberge de jeunesse. Après une 1ère expérience sur la côte, ils s'apprêtent à déménager pour aller en ouvrir une dans la région du café, on a donc de la chance de les croiser à ce moment-là ! Au programme, farniente sur la plage de Taganga (belle plage pas très loin de Santa Marta, avec au passage un très joli coucher de soleil) et la Sierra Nevada.Un peu comme en Corse, ce sont des montagnes qui bordent la mer. On met donc le cap sur le village de Minca, et on va passer 2 jours là-haut, dans une auberge accessible en 30 min de motocross-taxi (ça secoue). Et on va bien profiter, la vue sur les montagnes jusqu'à la mer en passant par Santa Marta est magnifique.



Puis on redescend et avec Mathilde et nos 2 nouvelles copines Audrey(s), on va s'échouer sur la plage 2 jours. Au nord-est de Santa Marta, beaucoup d'auberges sont situées en bord de mer. Là, la mer secoue + mais heureusement le site reste pour le moment très sauvage. On a le sable, les cocotiers, les cocktails et la mer, que demander de plus? Ha oui, que le parc Tayrona soir ouvert, grrrr. C'est un parc naturel qui contient les plus belles plages du coin mais malheureusement il est fermé pendant tout le mois... tant pis, cela ne nous empêche pas de profiter des plages! Puis, pour couronner le voyage de Mathilde, nous allons à Barranquilla. C'est l'un des plus gros carnaval du monde ! Au programme, on assiste à des défilés (avec costumes, chars et musique qui vont avec) et on fait la fête dans la rue. L'ambiance est très cool (même s'il faut faire attention à ses affaires). Les gens s'aspergent avec des bombes géantes de mousse à raser et se jettent également de la farine dessus. Les hommes se déguisent en femme, bref c'est le carnaval! On se balade le long de la parade officielle pour voir le defile, ou simplement dans des petites rues ou il y a egalement des animations. On en profite pour gouter les brochettes de rue et boire de la aguila light (biere tres legere qui pourrait s'apparenter a de l'eau).
Puis suite a ces festivites, nous passons une derniere nuit a Carthagene d'ou Mathilde repart pour le froid et la tempete francaise. Quant a moi je mets le cap sur San Gil pour essayer d'aller faire du rafting.
Fin de Buenos Aires et Iguazu
Après la ferme, retour dans la grande ville le temps d'un weekend. L'idée est de visiter encore un peu Buenos Aires avant de prendre mon avion pour aller admirer les chutes d'Iguazu.
Je profite donc de ce weekend pour faire les parties de Buenos Aires que je n'avais pas faites la première fois. Notamment le coeur de la ville appelé Montserrat. Bon pour le dépaysement, on repassera car cela ressemble beaucoup à l'architecture néo-classique française !







Puis, direction Iguazu. Plus précisément Puerto Iguazy, petite ville à la frontière du Brésil et du Paraguay situé dans le Nord-est de l'Argentine. Là, c'est dépaysement garanti. Tout d'abord, parce que je quitte la grande ville, mais également à cause du changement de climat. Iguazu est situé dans une zone de la forêt amazonnienne et on est en plein climat tropical (donc fortes chaleurs et beaucoup d'humidité). Le 1er jour, je pars visiter les chutes d'Iguazu, côté argentin. C'est le côté où la plupart des chutes se trouvent. On peut se ballader le long des circuits, en étant au coeur des chutes et c'est très impressionnant !!
Iguazu, ce sont parmi les chutes les plus impressionnantes du monde (pas les plus grandes de l'Amérique du sud, mais pas loin). Le fleuve Iguazu, qui sépare l'Argentine du Brésil coule assez puissant, puis il rencontre une zone de failles où l'eau s'engouffre à grande vitesse. La terre étant assez calcaire, les failles augmentent d'années après années. Ce qui fait que les chutes reculent et qu'un jour, elles n'existeront peut-être plus.









Puis après bien avoir profité des embruns argentins, le lendemain, je profite de la version brésilienne. Là, s'offre à la fois une vue d'ensemble et quelques chutes proches. C'est encore grandiose.





Une semaine à la ferme
Après 3 mois de visites intensives, j'ai décidé de faire une petite pause. Pour cela, je me suis inscrite sur le site de WWOOF Argentina. Pour ceux qui ne connaissent pas, c'est une groupement de fermes plus ou moins grandes, qui cultivent/élèvent selon des méthodes bio. J'avais donc identifié quelques fermes, que j'ai contactées et quelques unes m'ont répondu. J'ai finalement choisi la Frafalla, petite ferme tenue par un couple argentin.

Direction la grande banlieue de Buenos Aires, près d'une petite ville appelé Canuelas. Après avoir pris un train de banlieue (où j'aurais pu acheter une maison entière tellement il y avait de vendeurs ambulants), me voilà arrivée. Le lieu est sympathique et assez sauvage. Il y a la maison principale, 2 petites maisons en adobe (dont une où sont les chambres), des animaux et un potager. Et aussi, des zones entières d'herbes sauvages.
Dans les animaux, on trouve 4 chiens, 1 chat, 1 cheval (en liberté), 5 moutons (en liberté de jour seulement), 1 canard, environ 6 lapins (dont le lapin noir qui s'est échappé, et de temps en temps réapparaît, bizarrement à l'heure de la bouffe), des poules (dont une qui a élu domicile dans les toilettes sèches et une autre qui reste près de la maison, parce que c'est là où elle a ses habitudes), des abeilles et enfin des poissons. Donc, ça fait pas mal de monde à nourrir tout ça !
Ce sera d'ailleurs une de mes activités, donner de la nourriture aux lapins et aux poules. Le couple est un couple argentin très sympa, composé de Matthias et de Mariana. Grands voyageurs, ils ont vécu en Espagne avant de s'acheter un bout de terre en Argentine. Bref, le genre de personnes cultivées avec qui il est super intéressant de discuter. Le principe du WWOOFing est d'être nourrie/logée en échange de participation aux travaux de la ferme (le tout sans échange d'argent dans un sens ou dans l'autre). Je travaille donc 2 fois par jour (matin et fin d'après-midi). Les travaux sont assez variés : s'occuper d'arbrisseaux, débrousailler un futur enclos pour porc, nourrier les animaux, etc. Sur une semaine, j'aurais fait pas mal de choses différentes.
En plus de ces travaux, j'en profite pour déguster les produits du potager et c'est plutôt pas mal ! Par ailleurs, ayant ma chambre à moi toute seule pendant une semaine (luxe que je n'avais pa connu depuis 3 mois), j'en profite pour recharger les batteries ! Une semaine à la ferme, cela signifie aussi passer une semaine à parler espagnol. Autant avec Matthias et Mariana, ça va car ils font des efforts, autant cela peut être un peu sportif avec leurs amis, car certains parlent très vite !! Pfiou, ce n'est pas de tout repos cette vie.
Retour en saison chaude
Mais où ai-je donc passé le nouvel an? Et bien à Buenos Aires! C'est-à-dire de l'autre côté du continent, sur la côte Est. J'y rejoins Marlène et Pierre, un couple de français rencontrés plus tôt dans le voyage et nous allons passer 3 jours ensemble à BA (abréviation de ... Buenos Aires!). Sortie de mon avion et de ma région de volcans où il faisait environ 15C, c'est le choc thermique. J'arrive un jour très chaud, il fait plutôt ... un bon 35C! Autant dire que mon état se situe entre le liquide et le solide! Le 1er soir, on décide de se rafraîchir en allant au ciné (climatisé, fait essentiel) voir le dernier Star Wars. Rassurez vous, on ne paye pas beaucoup moins cher à BA qu'à Paname!
Le lendemain, le 31, on visite les quartiers de la ville que les copains ne connaissent pas encore : la Boca, San Telmo et un peu Palermo (mais dans le cas de ce dernier, sans franchement tomber sur les bons coins du quartier..). La Boca, ce sont des petites maisons peintes, de toutes les couleurs. C'est le quartier historique de BA. En effet, c'est là qu'ont vécu, au début du siècle précédent, les immigrés fraîchement débarqués d'Europe. Le quartier est charmant même si très touristique. Après les régions paumées que j'ai visitées, cela fait bizarre de se retrouver au milieu d'autant de touristes! Puis direction le quartier de San Telmo, pas très loin. Bon là, on n'est franchement pas dépaysé quand on vient de Paris! Les petites rues, les bâtiments en pierre, cela pourrait être une excroissance du quartier latin, qui aurait pris son indépendance et traversé un océan! On déambule au gré des rues en profitant de la feria (brocante) qui a lieu tous les dimanches dans les rues. C'est très agréable. Le soir même, on décide d'aller à un endroit recommandé par une fille de notre dortoir pour faire le nouvel an. Et ça fait bizarre. On marche pendant près d'une demi-heure dans les rues... vides. Mais alors, vide de chez vide. Il faut savoir que les argentins ont un rythme plutôt espagnol. Globalement, leur nouvel an ressemble à ça : profiter de la famille, en mangeant ensemble pas trop tard (vers 9h), faire une sieste, rejoindre les copains pour faire la prechauffe, sortir. Donc, c'est sûr que nous, en arrivant vers 8h30 au bar, on avait un peu d'avance! Qu'importe ! On se pose dans un bar, on boit, on mange et on attend les autres copains qui doivent arriver. In fine, nous serons accompagnés par 2 marseillais, 2 basques et 2 québécois. On se tasse tous fort autour de la table et ça passe! On est prêt pour minuit! Ha non, attends, faut qu'on commande du champagne. Mais elle est où la serveuse ? Meeeeerde, on va pas l'avoir à temps. Mais si, ça va le faire!!
On l'a eu notre champagne, et même 5 min avant, donc on était mega laaaaarge! On a trinqué à minuit et on était très certainement la table la plus bruyante du bar! À croire que les gens se fichait de minuit! Pardon, du nouvel an! Puis direction une boite, appelée le crobar (preuve photographique à l'appui) pour aller danser. Après quelques pertes dans les rangs (1 marseillais mystérieusement évaporé dans le bar et 2 basques qui ont, de manière surprenante, pris leur indépendance "Quoi! Mais c'est de l'électro! Ça va pas ou quoi! Nous on veut du raggaeton!" (Avec l'accent bien entendu)), on rentre dans un club qui n'était certainement pas de l'électro, mais plutôt un bon vieux "années 90", ce qui nous a parfaitement convenu, à Marlène et moi du moins.
Le lendemain, échouage de baleines fatiguées dans un des grands parcs, le 3 de febrero, de Buenos Aires. Il fait beau, 25C, le temps parfait pour flâner. Malheureusement, le zoo et le jardin japonais sont fermés. Puis le soir, dîner l'hôtel, accompagné de champagne! Faut pas déconner! Le 2, nous nous quittons, Marlène et Pierre ayant un avion pour Iguazu, et moi un ferry pour l'Uruguay. On se reverra très certainement en France, à Paris ou ... à Montreuil! (Oui, je me suis fait des copains qui habitent très loin, héhé).
Avant d'arriver à Colonia del Sacramento el Uruguay, je me balade, tant bien que mal avec mon gros sac, direction la plaza de Mayo, et Puerto Madero. La place est considérée comme la place principale de Buenos Aires, si l'on peut dire qu'il en existe une. Elle est entourée d'une cathédrale qui ressemble à un parlement, d'un musée qui ressemble à une église et d'un palais peint d'une espèce de couleur rose, parce qu'ils n'arrivaient pas à choisir entre la couleur des fédéralistes (rouge) et celle des unitaires (blanc). Autant dire que cette place est surprenante. Quelques details sur le palais peint : son vrai nom est la casa rosada (maison rosee). C'est le siege de l'executif argentin. Le symbole de la couleur, adopte lors de travaux d'aggrandissements / unification de plusieurs batiments, n'est pas anodin, car les guerres entre fédéralistes et unitaires marquent le debut (violent) de la republique argentine independante. Je ne connais pas l'histoire en detail, mais l'Argentine est aujourd'hui un pays federal.
Quand à Puerto Madero, c'est un ancien port, fait de plusieurs canaux successifs. Cela fait nouveau quartier avec vue sur berge. Pour ma part, je n'ai pas trouvé cela extraordinaire. Puis direction Colonia.
Après une heure de ferry pour traverser le Rio (fleuve) Plata, nous changeons de pays! Colonia, c'est un petite ville très jolie, avec des petites maisons colorées, des grandes allées ombragées et une tranquillité à toute épreuve! La ville est bordée par le fleuve (la mer commence officiellement seulement à Montevideo). C'est petit, mignon, agréable et très chaud. Colonia est fondee en 1680 par les portugais. Elle possede un quartier historique (l'un des rares d'Amerique du sud) qui presente encore pas mal de restes d'edifices portugais. En l'espace d'un siecle, la ville alterna entre possession portugaise / espagnole / bresilienne puis finalement uruguayenne lors de l'independance du pays (1828). On voit bien la difference entre le quartier historique portugais (plan de rues aleatoire) et les autres quartiers dessines par les espagnols (plan orthogonal).
Après n'avoir pas fait énormément de choses dans la ville, j'ai même eu la flemme d'aller à la plage, c'est pour vous dire, je bouge à El Galope, hacienda paumée dans la pampa uruguayenne. Et quel havre de paix je trouve! Bon, je vous laisse deviner ce qu'on fait à El Galope... on y galope, hahaha que je suis drôle! Oui, on y fait du cheval. Après avoir failli en faire en Bolivie, puis au Chili, ce sera donc en Uruguay que je grimperai pour la 1ère fois de ma vie sur un cheval. Et c'est très cool.

Le gérant, Miguel, est un super prof qui explique très clairement (même en anglais, ou parfois en espagnol) et le cheval qu'il m'a donné, appelée Laisy fat, littéralement la feignante et grosse, est très bien. Parfois, elle trotte sans que je le lui aie demandé et parfois, elle ne veut juste plus bouger, mais globalement tout se passe très bien. À la fin, elle finira même par galoper, chose que je ne lui avais pas tout à fait commandé non plus (mais après, on a fait le point et mis les choses au clair, et ça va, on n'est pas fâchées). L'hacienda comprend également une piscine, ce qui finit de définir le décor comme parfait. Et comble du tout, les dortoirs, sont des dortoirs de 2! Qu'est-ce qu'on est tranquille! En dehors de ça, je dois dire que la pampa, c'est aussi dépaysant que la Lorraine, donc ça va.
Après cet aparté très agréable, je vais à Montevideo, passer le temps qu'il me reste avant de retourner en Argentine. Au programme, découverte de la ville, plages, envoi d'un colis en France (avec tout ce que ça impose) et shopping. En effet, mon sac est peuplé d'affaires chaudes, qui ne vont clairement pas me servir pour le reste du voyage, donc je refais ma garde-robe, a minima. Les prix étant à peu près les mêmes qu'en France, j'achète le minimum afin de tenir correctement jusqu'en Colombie où je ferai quelques emplettes supplémentaires! Montevideo, en plus generalement l'Uruguay, est tres agreable. Il y fait chaud (on est en plein ete), mais il y a en general la brise de la mer qui souffle, ce qui rend le soleil supportable. Bon, sauf quand on decide d'aller sur une plage a 12km du centre, a midi, en velo, la on revient toute rouge et en faisant "aie aie aie" la nuit quand on se retourne.

La ville contient un vieux centre historique avec des batisses construites au debut XXeme, et en neo-classique, ce qui rend les batiments assez sympas (et similaires a ceux qu'on a en France). Il y a egalement une rambla, sorte de longue promenade le long du front de mer et des plages disseminees regulierement. La ville possede quelques hauts batiments, comme l'intendance ou je suis montee en ascenseur panoramique, ce qui est impressionnant.
Enfin, les gens sont tranquilles en Uruguay, et ca ca change pas mal de l'Argentine. Bon, c'est peut-etre aussi lie au fait que le cannabis est legal ici (non maman, je ne fume pas).






Volcans et sports d'eaux !
Après les villes, direction la région des lacs au Chili pour aller voir un peu de nature! La région se situe à environ 1000 km au sud de Santiago et Valparaiso, ce qui fait qu'on y va soit en avion, soir en bus (12h - option que je retiens).


Arrivée à Pucon, on est tout de suite frappée par le volcan Villarrica. Imaginez-vous quelque part en France avec des pâturages, un grand lac, quelques montagnes en toile de fond. Ajoutez-y un volcan qui trône là, majestueux, avec sa petite fumée permanente qui s'échappe de son sommet, et sa moitié supérieure enneigée; tel est le paysage qu'offrent les alentours de Pucon. La ville est petite, et plutôt jolie. Ce sont des chalets et des petites constructions qu'on pourrait trouver dans une station de ski en Europe. On sent ici toute l'influence allemande.
En effet, le Chili a connu plusieurs vagues d'immigration allemande ; non ce ne sont pas les nazis qui sont venus se cacher là ! Au Chili, il y en a eu très peu. Les vagues d'immigration sont bien antérieures, plutôt fin XIXeme/ début XXeme siècle. On constate aussi de l'immigration allemande entre les 2 guerres (cad quand ça allait vraiment mal en Alllemagne). L'installation de ces populations s'est faite relativement calmement pour 2 grandes raisons : tout d'abord, il n'y restait presque plus de population autochtone, les colombs espagnols s'étant chargés de les exterminer aux siècles précédents. D'autre part, le Chili étant très grand, certaines régions n'étaient quasiment pas peuplées, notamment toute la zone de la Patagonie. Il y avait donc une course entre l'Argentine et le Chili afin de peupler la zone et de pouvoir mieux délimiter les frontières. À titre d'exemple, le Chili a "perdu" une partie de la Patagonie au profit de l'Argentine pour cette raison.
À Pucon, l'attraction principale est .... le volcan! Quelle surprise! Le jeu consiste donc à en réussir l'ascension. Pour cela, départ 6h30 (oui oui du matin), avec tout un équipement. En effet, le gros de l'ascension se fera sur la neige, équipée de crampons et avec un piolet. L'agence nous fournit également des gants, des sur-gants, un pantalon, une veste et des chaussures de rando, ça ne rigole pas!! On roule pendant environ 40 minutes, histoire d'arriver en bas de la station de ski (et oui, l'hiver il est possible de skier sur le volcan!) et l'ascension commence! Enfin, celles qui veulent (et j'en fais partie) peuvent s'épargner un bout de montée en prenant ... un télésiège ! Trop cool! Arrivée en haut du télésiège, là, plus le choix, il faut marcher, alors on chausse les crampons et on y va! Je fais l'ascension par beau temps (obligatoire sinon la sortie ne sert à rien puisqu'on ne verrait rien), mais malheureusement, le vent est au rendez-vous. Ce qui ne facilite pas l'effort. Mais après quelques heures de montée, je finis par arriver en haut, et équipée d'un masque à gaz pour ne pas subir les fumées, je profite! On voit, d'une part, l'intérieur du volcan, où s'échappent les fumées (preuves de son activité) et d'autres parts tous les environs. C'est magnifique ! Bon autant l'intérieur d'un volcan, ça ne casse pas 3 pattes à un canard (c'est un gros cratère, plein de cailloux, avec de la fumée, et pas de lave), autant le paysage s'admire sans fin. On y voit toute la région des lacs, avec des forêts très denses, ainsi que des montagnes. On voit également la Cordillère qui sépare le Chili de l'Argentine, et d'autres volcans enneigés (mais qui ne fument pas, eux).





Puis après la montée, nous redescendons, mais pas à pied.... suspense... on a des luges ! (Enfin des pelles en plastique quoi) Le but du jeu, c'est de partir dans des sortes de halfpipe, et de gérer la vitesse à l'aide du piolet. Bon certaines sont plus douées que d'autres. C'est-à-dire que moi, ça ne me réussit pas énormément ... je pense que j'ai failli mourir au moins 3 fois dans la 1ère partie. En atteste, la griffure sur ma joue gauche! Bon sinon, c'est très sympa, parce que c'est drôle et puis on peut admirer le paysage aussi!
Dans la région des lacs, on trouve de belles rivières qui se prêtent bien aux sports d'eau. C'est là que je teste l'hydrospeed. Mais qu'est-ce que c'est que ce truc? C'est plutôt simple : on est équipée d'une petite planche, qui a une forme un peu triangulaire. Un renfoncement spécial est prévu pour les mains. On pose le haut de son corps et on enfonce les mains dans la zone spécifique afin de bien pouvoir tenir la planche. Puis direction la rivière où l'on part, tête la première, dans la descente. Ha oui, j'oubliais, on est équipée d'une combi, et d'un casque! Et oui, parce que l'idée c'est de passer des rapides! Direction la rivière pour faire une petite heure d'hydrospeed. La rivière est un peu agitée et il pleut à verses. Et hop c'est parti pour 1h! Je profite bien, c'est à la fois marrant et pas très dur! Quand on passe un rapide c'est un peu le passage à la machine à laver. Et sinon, il fait battre des pieds pour avancer si le courant n'est pas assez fort.

Après toutes ces émotions, il est temps de faire une pause dans des termes naturels afin de reposer un peu son corps. Un bus local et hop directions Los pozones (un pozon est un bassin d'eau), ensemble de 6 piscines naturelles dont la température se situé entre 25et 45C, selon ma propre estimation ! C'est très agréable d'autant plus que les bassins sont situés à l'extérieur, à côté d'une rivière et au milieu d'une forêt !
Puis, direction Puerto Varas, petite ville aisée au nord d'un lac. Mon objectif est d'y passer Noël et de profiter des alentours pour la rando/ le volcan / les rivières ! Je tombe sur une auberge très sympa, qui est en fait une grande maison avec un grand salon / salle à manger et même un feu de cheminée. Oui, il ne fait pas aussi chaud qu'à Santiago (on avoisinait les 35), ici ce serait plutôt du 15/20 C les bons jours. Le repas de Noël, organisé par l'auberge est en fait un grand buffet super bon! C'est le 1er Noël que je passe loin de ma famille et franchement, moi qui ne m'attendait pas à grand chose, je tombe bien! On est environ 60 personnes et pleins de nationalites differentes et la soiree se passe tres bien. Il y a pas mal de francophones, ce qui m'arrange bien, car je n'ai pas envie de faire trop d'efforts le soir de Noel a parler espagnol ou anglais. Ce qui est sympa avec ce genre de soiree, c'est qu'on rencontre les personnes de l'auberge et que du coup, les jours suivants, on a vraiment l'impression d'etre dans une grande maison de famille ! Je passerai pas mal de temps avec les filles qui travaillent ici (Coco, Gigi et Clara), 3 francaises tres sympas!



Puis, apres Noel, histoire de reprendre les bonnes habitudes, je vais faire une petite randonnee dans la reserve nationale LLanquihue. C'est un parc national, qui comprend un volcan, un lac et une foret. Apres une balade de quelques heures, par temps correct, je tombe sur un couple de suisses tres cools, qui sont dans l'auberge avec moi. Apres nos efforts respectifs, on s'installe sur la jette du port pour profiter d'une biere bien meritee. On salue avec un chilien et ce dernier nous dit qu'il revient pour trinquer avec nous. Et il revient, en effet, mais avec son bateau ! Il nous invite alors a monter dessus et nous emmene faire un petit tour sur le lac, pendant que nous profitons tous les 4 de nos bieres, Il nous propose meme de pecher ! Bon, nous n'aurons pas de chances et n'attraperons rien, mais l'experience est tres sympa.



Le lendemain, direction un nouveau volcan, l'Osorno. Il ne fume pas, mais est tout aussi impressionnant. Le tour, organise par l'auberge, est une combinaison entre rando et velo : on fait une boucle de 3/4h a pied sur le volcan et on redescend une partie de la route grimpee en voiture, a l'aide de velos, histoire de profiter du paysage. Autant au debut, j'etais sceptique (on a commence a marcher en plein dans les nuages, ce qui fait qu'on voyait a 10 metres), autant a la fin j'etais ravie (le temps s'etait leve). Meme si on ne voit pas bien sur les photos, la vue est extraordinaire : en effet, sur le volcan, une fois les nuages partis, on voit d'un cote jusqu'aux iles Chiloe (grosses iles qui bordent le Chili sur le Pacifique) et au Pacifique, puis de l'autre cote, on voit tres bien la Cordillere des Andes et la frontiere avec l'Argentine. Bref, on peut contempler le pays d'est en ouest.

L'ascension du volcan n'est pas hyper difficile, si ce n'est les rafales de vent qui peuvent aller jusqu'a 70 km/h.... et la, il fait froid ! Mais heureusement, ces passages ont ete tres courts.


Enfin, histoire de bien finir cette session dans cette superbe region, je fais du rafting. On part avec les filles qui sont en jour de repos. Et on va grave kiffer ! On s'equipe et hop ! c'est parti, notre bateau, compose de nous 3, de 2 anglais et d'une pilote francaise, se met a flots. Le principe du rafting est de naviguer sur ces radeaux au milieu des rapides. L'enjeu est de pagayer ensemble tandis que la pilote gere la direction avec ses rames (elle rame soit a droite, soit a gauche afin d'orienter le bateau). On est donc rythme par les vagues des rapides et les commandements (en anglais). Heureusement, ils sont assez simples : avant / arriere / a l'interieur / Youhou et tequila. Vous le devinerez les 2 derniers ne sont pas consacres la navigation ! Youhou permet de se faire un chek pagaye quand on a reussi a passer un rapide sans tomber ou faire renverser le bateau, et tequila, et bien, ca sert a faire mettre tout le monde la tete dans l'eau en se penchant en arriere. Le rafting, c'est fun parce qu'on a des sensations aux rythmes des vagues et qu'on a l'impression de reussir quelque chose a la fin.
On a egalement l'occasion de faire un saut de quelques metres lors d'une pause au bord de la riviere, et ca aussi c'est cool !
les photos du rafting ont ete shootees par kokayak,






PS. Cet article a été rédigé en appliquant l'un des principes de l'écriture inclusive, à savoir l'accord de proximité. En résultent tous les accords au féminin (genre de base dans mon écriture, étant donné mon sexe).
Après ces quelques jours à Pucon, je continue plus au Sud (toujours dans la même région).
Mendoza, Santiago, Valparaiso, des villes ici et la
Après San Juan, direction Mendoza. C'est une des villes les + réputées d'Argentine. Mendoza présente un plan orthogonal (comme la plupart des villes d'Amérique du Sud) et des grandes places ombragées. Heureusement, parce qu'il fait chaud, très chaud.
La ville doit sa renommée en partie parce que c'est la principale région viticole du pays. À la base, le climat est très aride, mais grâce à un système de canaux dont les fondations datent des incas (XIVeme / XVeme siècle), l'eau arrive depuis les montagnes jusque dans les plaines et permet les cultures.

Petite précision : en ce qui me concerne, j'ai préféré Salta, et les vins des vallées calchaquies, que j'ai trouvés plus originaux.
Puis après Mendoza et un franchissement de Cordillère des Andes impressionnant, j'arrive à Santiago, la capitale du Chili. Santiago, c'est environ 5 millions d'habitants, soit 28% de la population du pays. Santiago est une ville relativement polluée et où il peut faire très chaud car elle est située dans une cuvette entre 2 chaînes de montagnes (la Cordillère d'un côté et une chaîne de monts de l'autre côté), ce qui la coupe de l'air marin, pourtant proche.




Au programme, visite de la ville et de ses différents quartiers. Si je devais résumer Santiago, je dirais que c'est une ville pas mal, mais malheureusement pour elle, trop proche de Valparaiso qui l'éclipse complètement (et on verra pourquoi plus tard). Malgré tout, Santiago présente pas mal de choses à voir. Plusieurs musées d'arts assez intéressants, des parcs très agréables où se poser et des quartiers anciens où se balader. On peut également monter sur l'un des cerro (oui, toujours le fameux terme pour désigner un mont) et admirer la vue alentour.
Il y a notamment 2 quartiers (barrio) intéressants : le barrio Brasil et le barrio Bellavista. Le 1er est l'un des quartiers historiques de la ville : la plupart des constructions font 1 ou 2 étages et sont des bâtiments tout simples néanmoins très colorés. On est très loin des gratte-ciels du centre ville! Bellavista, quant à lui, présente un petit air de Valparaiso avec ses maisons colorées et surtout peintes, graffées.


Enfin, je finis ma session "villes" avec Valparaiso. Valparaiso, c'est une ambiance completement a part. La ville est en bord de mer et couvre quasi completement les collines alentours. Tous les immeubles / maisons construits presentent quelques etages et sont colores. Et bien, la plupart sont decores. Cela va du pur tag (ou vandalisme) en passant par des graffitis un peu elabores jusqu'a de veritables oeuvres d'art. Le systeme est un peu auto-entretenu parce que dans certains quartiers, les proprietaires sont presque obliges de faire peindre leurs murs car sinon, ils se les feront vandalises presqu'a coup sur...
La ville est divisee en 2 parties : les cerros (monts) et le plano, partie plate de la ville en bord de mer qui presente des batiments beaucoup plus modernes et soyons honnetes... pas franchement inoubliables.
La ville se prete vraiment bien a la balade ou l'on grimpe d'une colline a l'autre, en flanant et en admirant les diverses peintures recouvrant les murs. On peut soit affronter les escaliers et les rues parfois tres pentues, soit prendre un des antiques ascenseurs pour s'epargner un effort!




En plus d'etre un musee a ciel ouvert, Valparaiso presente un autre avantage de taille : la mer. En balade avec une allemande, un italien et un quebecois, nous allons en bus jusqu'a Reñaca (petite commune juste a cote de Valparaiso) pour profiter des grandes plages. Au programme, baignade, rapide en raison des tres fortes vagues, et detente sur la plage. Ceci nous causera a tous de bons coups de soleil ! Nous en profitons egalement pour nous balader a Viña del mar, ville propre et bien ordonnee qui constraste fortement avec Valparaiso. Si l'on devait faire la transposition avec la France, disons que Valparaiso serait Marseille, fourmillante, bordelique, parfois un peu sale, mais avec beaucoup de charmes et que Viña del mar serait Aix en Provence, belle, propre, mais plus froide.





Du vin, de l'indépendance et des dinosaures
Bon, je vous l'accorde, tout cela n'a, a priori, rien à voir. Et en pratique, non plus! Ce sont juste les 3 éléments les + marquants de ma premiere semaine de decembre.

Commençons par le vin. Après Salta, je suis allée à Cafayate, dans les calmées Calchaquies. J'y suis allée pour les paysages bien sûr, mais aussi pour le vin! En effet, là-bas est cultivé le vin le + haut du monde (entre 2300m et 3000m). Et, non, les vignes ne sont pas dans la montagne, coincées entre 2 sapins et 1 piste de ski! Elles sont plutôt dans les vallées environnantes et ressemblent très fortement à nos chères vignes françaises. Exception faite quand même du cépage torrontes (Blanc) qui monte beaucoup plus haut et qui permet de faire des parasols naturels. A Cafayate, je fais donc quelques bodegas.
J'y goûte 4 vins accompagnés d'une planche de fromage : un blanc sec (cépage torrontes), très fruité et assez fort, en bref ce serait comme marier un bourgogne à un languedoc. Puis vient un rosé à partir de Malbec, là aussi très frais et qui accompagnerait bien une viande blanche d'après la sommelière. Viennent ensuite les rouges : un malbec, très puissant, un peu fort pour moi et un tannat, assez fort aussi mais que je trouve très bon car fruité et en même temps un peu fumé (l'odeur est quasiment celle de la fumée de bois !)



Puis, je fais une excursion pour voir la quebrada de las conchas que j'ai aperçue en venant depuis Salta. Comme le reste des vallées, c'est magnifique. Je fais le tour avec Jean-Luc et Irène, avec qui je passerai ces 2 jours. Le lendemain, nous allons visiter les ruines de Quilmes (du même nom que la bière Argentine) et le musée de la pachamama. Quilmes est le nom d'une civilisation datant du 8eme siècle, c'est-à-dire bien avant les incas. Les restes n'ont rien d'extraordinaire. Par contre le musée est très sympa! Il est autant consacré à la pachamama (terre nourricière pour les incas) qu'a l'artiste Cruz qui vient de la région. En effet, c'est lui qui a conçu tout le musée et 2 salles lui sont consacrées (article ici)!


Après Cafayate, j'entreprends mon périple vers le Sud vers les parcs nationaux, classés au patrimoine de l'Unesco : Talampaya et Ischigualasto. Pour cela je passe par Tucuman, une ville au Sud des vallées calchaquies. La ville n'a rien de remarquable si ce n'est sa maison historique de l'indépendance. C'est le lieu où a été déclaré l'indépendance de l'Argentine.
Plusieurs événements majeurs ont amené l'Argentine vers l'indépendance :
- Les anglais, au début du 19eme siècle, ont attaqué et réussi à mettre le pied sur le continent sud-américain. Suite à cela, la couronne d'Espagne n'a que très peu réagi et les argentins ont dû se défendre seuls
- La révolution française, et plus généralement le siècle des lumières, a beaucoup influencé les intellectuels sud-américains, notamment la déclaration des droits de l'homme/femme et du citoyen.ne, et la devise française : "libérte, égalité, fraternité".
- Enfin, Napoléon ayant conquis l'Espagne, l'annexion de la cette dernière à la France a considérablement affaibli son influence sur les provinces sud-américaines
Ces éléments réunis, des généraux comme San Martin (libérateur de l'Argentine et du Chili) et Bolivar (Pérou / Bolivie / Equateur / Colombie) ont pu apparaître et mener des guerres d'indépendance contre le pouvoir établi. Donc en 1810, l'indépendance est déclarée.
S'en suivent des guerres intestines : en effet, 2 grands courants de pensées s'affrontent en Argentine, entre un pays fédéral (forme actuel) et une nation avec un pouvoir centralisé. Ce dernier courant finira par perdre et le mouvement fédéraliste par l'emporter. L'Argentine étant un pays très étendu et détenu par des grands propriétaires terriens, ces derniers souhaitent conserver la main mise quant au gouvernement de leur région, ce qui est encore d'actualité.
Après Tucuman, je continue vers le Sud, et j'arrive à La Rioja. Point de vin dans cet endroit mais un bus à destination de San Agustin, petite bourgade "près" des parcs. Bon en fait l'auberge m'a mal indiqué et le bus de 7h du matin ne va pas à cet endroit. Heureusement, je rencontre un monsieur un peu âgé qui m'indique qu'on va venir le chercher à un arrêt pour aller à San Agustin. Il me propose de m'emmener et j'accepte. Par chance tout se passe bien (entendre "je ne me fais pas kidnapper et libérer pour une rançon") et arrive à San Agustin. Là, je me mets en quête d'un moyen de faire les parcs. Il faut passer par une agence mais l'office du tourisme me dit qu'on est en basse saison et donc qu'il n'y a pas grand monde ... donc pas sûr que des tours partent! À ce moment, ma chance éternelle ressurgit et la dame de l'office m'indique un hôtel où des gens cherchent à faire l'excursion! Oui, c'est bon, je les trouve et nous partons tous les 4 en direction d'Ischigualsto. Au programme, 4h de piste à admirer les paysages et même à visiter un petit musée contenant l'un des + vieux squelette de dino retrouvé à ce jour! L'animal a vécu il y a 220 millions d'années! (+ de détail dans l'article spécial sur le parc).




De retour en début de soirée, je décide de ne pas faire l'autre parc, qui est plus loin, moins pratique d'accès et beaucoup plus cher! Direction San Juan à la place. C'est une ville moyenne située au nord de Mendoza et qui ne comporte pas énormément d'intérêt si ce n'est un extraordinaire musée de sciences naturelles consacré aux dinosaures et aux bébêtes du Trias / Crétacé et Jurassique. (Voir article sur le musee)
Salta la linda
Apres San Pedro de Atacama, un passage de frontiere et 11h de bus, je finis par arriver a Salta, en Argentine, qui est une assez grande ile du pays (environ 500 000 habitants). Le voyage laisse l'impression d'avoir traverse un ocean, tant Salta parait etre un ville europeenne!!
On y retrouve la civilisation (apres 3 semaines en Bolivie, cela fait un choc) : une route goudronnee et un semblant d'organisation dans la circulation, des batiments acheves, des habitants habilles a l'occidental, bref pleins de signes d'un pays developpe! Salta, avec son climat chaud donne l'impression de se balader dans une ville espagnole pendant l'ete. L'apres-midi, les 3/4 des magasins sont fermes en raison de la chaleur et ne rouvrent que vers 17h. A 20h, l'affluence dans les rues est tres forte !
Bref, vous le comprendrez, j'aime beaucoup. On se sent bien dans cette ville pleine de charme et dont le surnom est "Salta la linda" (la jolie/charmante). Et on y mange bien aussi : des asados (barbecue), des empañadas delicieux et du dulche de leche (miammiam) !
Le 1er jour, je retrouve Olivier, un français rencontre a San Pedro, qui m'invite a venir avec lui decouvrir la ville avec une salteña (habitante de Salta) : nous decouvrons donc Laura, agee d'environ 50 ans qui nous fait visiter San Lorenzo. C'est une ville de banlieue qui est peuplee de grandes maisons entourees de jardins, on se croirait dans l'arriere pays en France ! Elle nous offre au dejeuner de delicieux empañadas que nous degustons chez elle et nous allons nous promener l'apres-midi dans une foret aux allures tropicales. Sympa l'entree en matiere salteñaise ! Nous visitons egalement la bibliotheque de San Lorenzo ou la gerante nous offre des livres de nouvelles en espagnol pour parfaire notre maitrise de la langue. Decidement les gens sont sacrement accueillants ici. :)
Le soir, on retrouve 2 autres français (oui c'est quand meme plus simple de parler a des français, il y a moins d'efforts a faire pour se faire comprendre, hehe) Marlene et Pierre, pour boire des bieres artisanales (glouglou). Sur un coup de tete, nous decidons de louer une voiture le lendemain pour aller visiter Cachi. C'est un village situe dans les vallees calcaquies. Ces vallees sont connues pour leurs paysages magnifiques. Et on ne sera pas decus, Sur les 150 km de route, nous nous regalons. On part de Salta et on traverse la campagne environnante, tres verte et avec plein de champs. Puis nous arrivons dans les vallees. On roule au debut au fond de la vallee, juste a cote du lit du fleuve. A ce moment-la, le paysage est encore assez vert. On commence alors a prendre de l'altitude. La, a un moment, le paysage devient aride et les cactus (appeles Cardones ici) apparaissent:. La montagne se pele et prend des couleurs marrons. On franchit le col (vers 3500m) et on decouvre une vaste etendue plane et un peu desertique, uniquement traversee par la route et remplie de cactus. Elle entouree de monts (cerro tin-tin et cerro negro). Quelques temps apres, nous arrivons a Cachi ou nous dejeunerons en terrasse puis visitons une bodega (mais sans gouter de vin, snif!). On repart pour faire la route dans l'autres sens et nous faisons un detour par la vallee encantado au retour pour admirer le paysage. La, ce sont des roches rouges tres escarpees (surement sculptees par l'eau et le vente) qui constituent le paysage ! Apres 3h de route, nous sommes revenus a Salta, bien fatigues je dois dire.
Les jours suivantes, je visite Salta a proprement parle : ici aussi, il y a un telepherique qui permet de monter sur le cerro San Bernardo et d'admirer la vue. J'en profite egalement pour faire mes cadeaux de Noel et envoyer un colis en France, Je tiens a dire que j'ai gagne ma bataille contre Correo Argentino (courrier argentin) mais il ne s'en est pas fallu de beaucoup !
Je passe une 1ere fois "poser mes questions" j'arrive dans l'entree ou les gens font la queue (veritable sport argentin) pour demander a l'employe poste-la (#blague) leur chemin. Suivant la question, l'employe donne l'etage a rejoindre. ATTENTION A POSER LA BONNE QUESTION. En effet, il y a des pieges. Par exemple, "je veux envoyer un colis en France" donne comme resultat "3eme etage". Mais "j'ai besoin d'acheter un carton pour mettre mes cadeaux" donne "2eme etage"... Donc j'y vais une 1ere fois, je vais au 3eme, apres avoir pose mes questions a peu pres a la bonne personne, je reviens 2 jours plus tard pour poster mon colis... bien sur, je fais ma fiere et vais directement au 3eme. La dame des douanes controle mes cadeaux (tout passe, ouf) et me dit "mais vous n'avez pas de colis", moi tres sure "oui oui, ils m'ont dit que je pouvais l'acheter ici". Je fais alors la queue dans la 2eme file (du 3eme) pour acheter ledit colis. ERREUR. Ici voulait en fait dire "dans ce batiment" mais pas du tout "dans cette file". Direction le 2eme ... ou une file de 25 personnes m'attend... grrrrr.... un peu rodee, je pose la question "bonjour c'est ici qu'on achete les colis ?" Oui/non/peut-etre, ça depend de l'employe a qui on demande! Bon, je decide de prendre l'option la + simple et d'avancer jusqu'au bout pour aller interpeler une eñployee assise dans un coin devant un ordinateur. Ouf, c'est bon, j'achete le colis ! Je retourne au 3eme voir les douanes, qui me valident et ferment le colis et ... retour au 2eme pour payer ! La, il n'est pas possible de payer en carte, je file donc au distributeur, j'y fais la queue (c'est pas drole sinon) et je reviens en passant devant tout le monde ( il y a maintenant plutot 40 personnes qui attendent) et paye! HOURRA (bon ça m'a quand meme pris 2h et par respect pour ma famille je ne dirai pas le montant parce que, visiblement, a un moment, il a ete decide que j'avais besoin de la version express du colis).
Puis, je reserve une excursion pour visiter le Nord de la province au programme : de l'estpagnol toute la journeem Purmamarca et la quebraa de Humahuaca. On y voit la montagne aux 7 couleurs, des villages tous mignons (tilcara et Humahuaca) et encore des paysages magnifiques. On roule au fond de la vallee et de par et d'autres, les montagnes prennent des couleurs splendides (de l'ocre, du marron, du vert, des teintes de violet...) et sont soit rondes, soit decoupees . Je vous laisse admirer les photos.


Salta, ce sont aussi des rencontres et des moments a profiter de la dolce vita. Comme par exemple dans ce petit hotel tres sympa ( la covacha pour les intimes), qui ressemble plus a une pension de famille qu'a un hotel, Des petites chambres calmes, des lits tres confortables, un superbe toit-terrasse, que demander de plus ! Et notamment la soiree d'hier soir ou on commence par un apero sur le toit avec les personnes presentes en admirant la vue sur les collines alentours. Puis on descend dans la petite cuisine (centre nevralgique de l'hotel) ou François nous a prepare un repas de fete que nous savourons avec Brigitte (sa femme ), Marjorie (une copine française que j'ai rencontree dans l'hotel precedent) et Carolina, la gerante de l'hotel. Bon bien sur, comme tous les frnaçais ont les memes horaires nous sommes vite rejoints par 6 autres français qui viennent preparer leur diner et qui le degusteront sur la terrasse, Au menu pour nous, des cotes de porc cuites au four recouvertes de coulis de tomate, d'aubergine et de fromage, c'est un delice! Tout cela agremente de bon vin argentin ! Miam et Glou a la fois !! On se paye meme le luxe de finir par des afajoles, ces gateaux individuels, composes de biscuit/dulche de leche et nappes de glaçage.
Puis aujourd'hui, direction Cafayate un peu plus au sud, ou dit-on que rien que la route pour y aller vaut le voyage...
Objectif lune
J'arrive au Chili, plus precisement a San Pedro de Atacama, qui est un village dans le nord est du Chili. Il y a beaucoup de choses a voir autour de San Pedro, en effet, c'est une zone desertique qui possede des payages uniques dans leur genre.


Dur de continuer le voyage apres le salar. On a l'impression qu'on ne pourra pas voir mieux, ce qui a un cote blasant. Neanmoins, San Pedro de Atacama reussit a assurer la suite ! Bon, bien sur, a San Pedro, il est possible de faire des excursions pour aller voir des petits salar, des fumerolles, des lagunas, mais je ne vous cache pas que ca me tente moyen apres le salar !! Je retrouve les 2 francais rencontres a Tupiza et nous decidons d'aller explorer la valle de la luna en velo. Ca va faire du bien apres les 5 jours passes dans une jeep! Finalement, ils ne pourront pas venir avec moi et je pars donc toute seule explorer la lune. Oui, les paysages sont tres surprenants, on a vraiment l'impression d'avoir change de planete. Le cote desertique, completement desole et aride de cette zone ressemble surement a ce que doit etre la lune (dans mon imaginaire en tout cas). Bon par contre, sans surprise, il fait chaud, tres chaud. Et je n'ai pas pris du tout assez d'eau, ce qui rend mon excursion epuisante. Mais cela vallait vraiment le coup d'oeil.



Puis le lendemain, je continue la thematique en faisant une excursion pour aller voir les etoiles. C'est assez sympa, on est une dizaine et on observe a tour de role dans les telescopes, la lune, des geantes rouges, des etoiles tres brillantes (syrio). J'aime beaucoup ! Bon, par contre, seul point negatif, on est abreuves de noms de constellations, etoiles, etc. qui font que du coup, je n'en ai pas beaucoup retenus.
Enfin, je repars le lendemain, direction Salta en Argentine (et oui, je quitte deja le Chili, mais j'y reviendrai surement plus tard).
Le salar ou comment finir la Bolivie en apotheose

Alors voilà, après Potosi, je suis allée à Tupiza pour faire le
tour de 4 jours à destination du salar et des lagunas coloradas. Avant
d'aborder cette excursion extraordinaire, arrêtons-nous quelques
instants sur Tupiza. C'est une petite ville du Sud de la Bolivie, située
dans la Cordillère des Andes (on est encore à 2850 mètres d'altitude).
Elle est entourée de montagnes rouges dignes du Far West.
J'y fais d'ailleurs une ballade d'environ 3h. Une fois la décharge
passée (oui, bien que les lieux soient en général très propres en
Bolivie, la gestion des déchets, elle, laisse à désirer), on arrive dans
un grand canyon, qui est le lit d'un fleuve asséché, et on chemine au
milieu de ces fameuses montagnes, très escarpées, et présentant des
formes hautement improbables. Un soir, au passage, je
rencontre un couple de français (Camille et Romain), autour d'une bière : on part pour la
même excursion, mais pas avec la même agence. Par contre, nous nous reverrons parce qu'ils vont egalement a San Pedro et Atacama apres le salar.
Donc mercredi 15 novembre, démarrage toute avec Martin, notre conducteur ! C'est parti pour 4 jours à s'en mettre plein les yeux! La voiture est composée de Martin, de 2 sœurs suisses (francophones, ouf!) Aude et Sophie, d'un couple de hollandais (on en croise énormément en Amérique du Sud) et de moi-même. Le 1er jour, beaucoup de routes au programme, mais déjà des paysages impressionnants : on domine les montagnes de la région de Tupiza, et c'est très beau!
Puis le 2eme jour, nous
attaquons les choses sérieuses, au programme : désert de Dali (montagnes
rougeâtres, avec des pierres aux formes improbables, dignes des
tableaux du célèbre peintre), baignade dans des eaux chaudes naturelles,
lagunes colorées (les fameuses lagunas coloradas), c'est
extraordinaire! Premier ennui mécanique aussi : nous avons un petit
accident (crevaison du pneu droit, qui fait qu'on a bien frotté l'avant
droit de la voiture), bilan 5 morts et 1 blessé! Nan je déconne. Nous
n'avons rien, le pare-choc ainsi que le phare ont tout pris.



Les lagunas coloradas ont des couleurs très variées : cela est dû à la richesse en différents minéraux qui existent dans cette région. Nous voyons la laguna blanca (blanche), qui est recouverte de borex (la je dois avouer que je n'ai pas trop compris a quoi ca servait le borex), la laguna verde (verte) qui, elle, est très cuivree, ainsi que la laguna roja (rouge). Cette dernière doit sa couleur à une très forte concentration en plancton.
On voit aussi quantite de flamants roses ! Ils sont presents sur toutes les lagunas, des que ces dernieres ne sont pas concentrees en mineral toxique.


Le 3eme jour, nous continuons notre traversee des grandes etendues desertiques ou nous voyons toujours des lagunes (mais on ne s'en lasse pas tellement c'est beau), des rochers gigantesques de plusieurs metres de haut qui donnent l'impression qu'un geant a soupoudre le desert avec, nous roulons egalement pendant environ 1h dans un canyon, qui est le lit d'un rivier assechee.... et nous tombons en panne. Et oui, apres le 1er stop devant les rochers, notre voiture ne demarre plus! Donc, petite attente, ou plutot session lecture pour certains, session balades pour d'autres et session "je tente de refaire demarrer cette voiture" pour je vous laisse deviner qui. Au bout d'une heure 30, on finit par repartir grace a l'intervention d'un autre guide. La journee peut continuer, ouf ! L'apres-midi, on visite notre 1er salar (desert de sel) et on finit la journee dans ... un hotel de sel ! C'est un hotel entierement construit avec le sel du salar, c'est-a-dire que les briques, les jointures, les socles des tables, des lits, tout est fait en sel. Ca donne envie de lecher les murs pour voir si ca a le gout du sel, mais rassurez-vous, je me suis tenue et ne l'ai pas fait.




Enfin, le dernier jour, nous nous levons a 4h du matin pour pouvoir aller faire le lever de soleil sur le salar. Nous roulons jusqu'a la isla del pescado, qui est une colline peuplee de cactus et perdue au milieu du desert de sel. Le soleil (sans surprise) et nous contemplons l'etendue quasi infinie de sel qui nous entoure aux lumieres du petit matin. C'est magnifique. Puis nous redescendons, petit-dejeunons et partons un peu plus loins, dans le salar. La, nous profitons pour faire quantite de photos, dont les fameuses avec les jeux de perspectives. En effet, l'etendue de sel blanc agit comme un trompe l'oeil qui fait perdre les notions de perspective. Le paysage est extraordinaire et on pourrait y rester des jours tellement c'est unique au monde.
Nous finissons quand meme par partir et arrivons a Uyuni. Il faut savoir que la plupart des touristes font le tour dans le sens inverse, c'est-a-dire qu'ils commencent par le salar et finissent par les lagunas. A mon sens, c'est une erreur car le tour est plus beau dans l'autre sens. A tous ceux qui sont interesses, je les invite vraiment a le faire depuis Tupiza (et puis il y a beaucoup moins de touristes dans ce sens la!)
Enfin, je prends une autre jeep qui m'amene a San Pedro de Atacama au Chili, ce qui marque la fin de mon periple bolivien. Je retiendrai du pays ses payages magnifiques et egalement le fait que ce n'est pas encore tres touristique, ce qui genere un certaine depaysement.
Sucre et Potosi, les villes avant le desert de sel

Alors, voila, j'ai visite Sucre (prononcez "soucré"). Non, rien a voir les copains avec notre sucre national. C'est le nom d'un marechal grandement implique dans l'independance de la Bolivie.
J'y ai notamment visite la Casa de la Libertad ou fut ecrite et proclamee, en 1825, la declaration d'independance de la Bolivie. L'un des grands acteurs de l'independance des pays sud-americains fut le general Simon Bolivar. Du coup, les boliviens ont mis un bronze geant de sa tete dans le musee! Plus serieusement, il a emmene les troupes liberatrices a travers la Colombie, le Venezuela, l'Equateur, le Perou et la Bolivie. En reconnaissance de tout ca, le haut Perou a ete nomme Bolivie. Il faut savoir aussi qu'il a ete logiquement le 1er president de la Bolivie et qu'il a aussi brievement dirige la Colombie, avant d'y etre assassine en 1830.

Sucre, c'est aussi la capitale de la Bolivie, enfin c'est la capitale constitutionnelle et abrite le siege de la cour supreme, l'autre capitale etant La Paz (siege du gouverment). La repartition du pouvoir entre les 2 villes n'est pas tres claire : d'apres ce que j'ai compris, Sucre est le siege des conservateurs et La Paz des liberaux, ce qui fait que quand la region des mines (proche de Sucre) a decline, alors les liberaux ont pris le pouvoir et fait transferer le gouvernement a La Paz.
Sucre est une ville colonniale, plutot bien organisee et agreable a visiter. Le climat est assez doux malgre l'altitude et on trouve de grandes places bien ammenagees. Je n'y suis pas restee longtemps (et puis j'ai ete un peu malade) mais c'etait assez agreable.
Puis direction Potosi, a environ 3h de route au sud de Sucre. C'est la plus haute ville du monde de +100 000 habitants : on est a 4 000m! Je ne l'ai pas du tout ressenti, etant bien acclimatee a l'altitude.

Potosi est aussi une ville colonniale, dont le centre est tres joli. La on visite la Casa de la Monedad. La region est une region de mines et fut une des villes les + peuplees du 17eme siecle (la grande epoque des mines). A l'epoque la ville a compte jusqu'a 170 000 habitants, quand Paris n'en avait que 80 000. La couronne espagnole a profite a plein de ces richesses, c'est-a-dire principalement les mines d'argent. Elle a exploite les populations indigenes, dans des conditions extremement difficiles, generant la mort de millions d'entre eux. Quand on visite la Casa de la Monedad, c'est a travers toute cette histoire que l'on remonte. En effet, la fonction de ce batiment etait de fabriquer la monnaie. On voit donc comment etait travailles les metaux pour en extirper l'argent (et un peu l'or), puis comment il etait purifie, pour ensuite etre moule et frappe. Les reconstitutions etant assez fideles, on se rend bien compte des conditions de travail...
1ers pas seule : la route continue !
Alors, voila, cela fait maintenant 10 jours que je voyage seule et je dois dire que pour l'instant, ca va! Mais, me direz-vous, qu'as tu donc fait pendant ce temps ? Et bien, j'ai medite sur le sort de l'humanite, j'ai reflechi a comment rendre le monde meilleur et comment developper un systeme de teleportation efficace. Nan, je deconne.

A la place, je suis restee quelques jours a La Paz, histoire de voir ce que j'allais faire par la suite, puis j'ai decide de bouger a Coroico, petite ville un perdue dans les montagnes tropicales pour 2 jours. Bon, c'etait assez calme, on devait etre 2 dans l'hotel ! Puis, j'ai entame ma route vers le sud et je suis arrivee a Cochabamba. C'est un ville avec un climat chaud, assez agreable. La ville n'est pas exceptionnelle, mais on peut prendre un telepherique pour admirer la vue depuis un Christ (le + grand du monde). Puis, je me ballade dans le centre et tombe sur un marche, recommande par des francais ou je me remplis l'estomac pour la modique somme de 10 Bolivianos (soit environ 1,30 euros).
Le lendemain, depart pour le parc de Torotoro. On me l'a chaudement recommande. Et c'est magnifique ( un article y est dedie dans la rubrique Des cartes qui partent). J'arrive dans le village juste avant le parc, prend un hotel recommande (qui est cependant assez peu rempli, mais c'est surtout lie au fait que c'est la basse saison). Officiellement, la saison des pluies va bientot commencer. En realite, il fait entre 25 et 30C la journee et c'est tres sec!
Pour visiter le parc, c'est relativement simple : toutes les visites s'effectuent par groupe (6 personnes max), avec un guide. Le but du jeu est donc de trouver des personnes qui veulent faire la meme chose. Ayant ete mange au marche avec des allemands qui sont dans le meme hotel, je tombe sur 2 francaises qui veulent faire le meme tour que moi le lendemain. Hop, nous sommes deja 3!
Le lendemain matin, nous nous presentons au bureau des guides (comme tout le monde) pour faire le tour. Notre groupe sera finalement constitue de nous 3, de 2 chiliens et d'un allemand, ainsi que de notre guide, Victor, le meilleur guide que j'ai rencontre jusqu'a present. Notre journee se passe en 2 temps : le matin, a la cite d'Itas et l'apres-midi, dans des grottes, a faire de la speleo (c'etait une espece de gymnastique sous terre, assez marrant).

Pour arriver jusqu'a Itas, nous nous balladons dans les montagnes avec des paysages a couper le souffle. Puis on descend concretement voir la cite : ce sont en fait des formations rocheuses de plusieurs metres, qui forment des habitats naturels. Les Aymaras (une ethnie du peuple bolivien) les ont nomme repectivement la cathedrale, le tribunal et les tours.



Le lendemain, je continue la visite avec les francaises : nous faisons les traces de dinosaures, le canyon et la grotte. Et on continue a s'en mettre plein la vue!
Les traces de dino sont vraiment tres visibles et assez impressionnantes par leur nombre. On voit vraiment certaines scenes ( comme celle ou un troupeau marchait, on devine clairement les traces des differents dinosaures). Puis on continue le chemin et on arrive a la vue sur le Canyon. Epoustouflant. On ne s'arrete pas la, on descend 800 marches (qu'on remontera ensuite sous un plein caniar, et ce sera dur...) pour aller a la chutte d'eau, ou on se paye le luxe de se baigner ! Avec en bonus, un petit masque de boue pour la peau, pour les plus motivees, hehe.



Apres toutes ces emotions, retour a Cochabamba, d'ou je vous ecris, et d'ou je vais prendre un bus ce soir, en direction de Sucre et toujours du sud de la Bolivie.
Un apercu du Perou
Alors, voila, ces 2 derniers semaines, j'ai decouvert le Perou. Non bien sur, on ne connait pas un pays en 15 jours (sauf peut-etre le Luxembourg, mais vu que je n'y suis jamais allee, je ne peux pas trop dire), mais vu le rythme que nous avons eu avec Caro, on peut dire qu'on a vu pas mal de choses !

Caro m'a rejoint pour 2 semaines. On a commence par faire un dimanche de folie dans les rues de Lima : il faut savoir que pour les peruviens, le dimanche est un jour special, c'est le jour de l'eglise, de la famille et aussi un peu de la fete! On a visite les eglises de Lima, remplies de fideles, on assiste a une procession religieuse dans les rues, et on va au parc de la Reserva (ou on a assiste a des jeux de lumieres avec les fontaines, tout ca sur un fond de fete forraine, bref completement improbable).
Puis, on bouge a Arequipa, ville colonniale tres jolie, ou l'on visite notamment le couvent Santa Catalina. A cette occasion, Caro y a reserve une chambre pour sa fin de vie, tellement elle a aime le lieu ! Dans l'aprem, on retrouve Rachel, ma copine americaine de Lima qui est aussi en ville.
On prend ensuite un bus de nuit pour arriver a Cusco au petit matin. Autant Arequipa est une ville colonniale, autant Cusco est une ville Incas. En effet, elle a ete creee par les Incas et est consideree comme le centre nevralgique de l'empire Incas. On y retrouve, d'ailleurs, des fondations de maisons colonniales, construites sur des maisons incas (on les reconnait au style tres particulier de pierres qui constituent les fondations de la maison). On visite quelques monuments dont les restes d'un temple Incas. Il faut savoir que les Espagnols ont systematiquement construits les lieux de cultes (eglises) sur les temples Incas, avec cet etat d'esprit de domination. L'autre element interressant est que les eglises peruviennes ne ressemblent pas vraiment aux eglises europeennes : elles sont clinquantes ! On retrouve des dorures partout, des idoles qui positionnees sur des retables, sous forme de figurines habillees (souvent, les habits sont changes 3 a 4 fois par an), Les espagnols, dans leur optique d'evangelisation, ont beaucoup adapte leur discours aux populations locales, et ainsi on retrouve un vrai mixte entre culture chretienne et culture precolombienne dans les eglises..


Nous visitons egalement la vallee sacree, qui contient plusieurs sites incas d'envergure, puis nous partons pour un treck de 5 jours dont l'apogee sera la visite du Machu (un article lui est consacre ici). Le treck s'appelle le treck du Salkantay. Nous avons gravi un col a 4600m avec une vue spendide sur la montagne du Salkantay, pour ensuite redescendre dans une ambiance tropicale (oui oui a 3200m, on peut avoir une ambiance tropicale au Perou) pendant 3 jours. Bon, on ne va pas se mentir, le treck a ete assez dur, surtout pour nos pieds, qui s'en souviennent encore ! Mais cela valait le coup pour les paysages que l'on a vu!

Apres ce treck, on repasse par Cusco pour repartir vers le lac Titicaca (nous le faisons cote bolivien) et la Isla del Sol. C'est magnifique! Le lac Titicaca, c'est 17 lac Leman, ca fait un peu mini-mer. L'isla del sol, c'est un peu une mini-Corse. C'est tres sauvage, il y a plein de petits chemins pour se balader dans le village ou dans la brousse, il y a meme une foret d'eucalyptus (bon faut avouer que des eucalyptus, il y en a partout au Perou, des qu'on s'eloigne des villes) ! Repos, diner dans un resto ou il n'y a pas d'electricite : on mange a la chandelle, pendant que le cuisto cuisine avec sa lampe frontale, sisi!.

Puis arrivee a La Paz, l'une des villes les plus impressionnantes que j'ai vu dans ma vie (et vu mon age tres avance, j'en ai vu des villes). La Paz, c'est une ville en pleine montagne, qui a demarre au fond d'une vallee et qui s'est etendue sur les flancs des montagnes environnantes. Tout y est construit en briques rouges, ce qui donne une uniformite de la ville assez impressionnante. Et pour combler le tout, il n' y a pas de metro mais un funiculaire : imaginez-vous prendre des oeufs d'une station de ski, en pleine ville, avec une vue sur tous les alentours, c'est completement deroutant !! En plus de ca, la ville deborde d'energie. Autant Lima est assez developpee et l'on sent vraiment l'influence occidentale (ce qui n'est pas desagreable pour un touriste), autant La Paz ressemble plus a une ville d'un pays en voie de developpement : elle fourmille de femmes en tenue traditionnelle portant un chapeau melon, il y a des marches a chaque coin de rues et du monde partout!
C'est de la ou j'ecris aujourd'hui, Caro etant repartie ce matin, je debute la partie toute seule, affaire a suivre...1ers pas en Amerique du sud.
Alors, voilà c'est le jour J, le
jour où il faut partir, tout lâcher, se dire que ça y est, décidément, ce n'est plus une blague, il faut vraiment y aller! Bon
en même temps, après avoir démissionné, pris un aller simple pour le
Pérou, fait mon sac, rendu mon appart, on peut dire que je n'avais plus
vraiment le choix!
Donc direction Roissy, où un 1er avion m'attend pour Madrid, puis ce sera ensuite Lima. Tout se passe bien, à part un instant de panique où je découvre qu'on ne peut pas partir pour le Pérou avec un aller simple! Après négociations avec les agents de la compagnie aérienne, c'est bon, je peux embarquer. Arrivée environ 12h plus tard à Lima, puis à l'auberge où je tombe dans un lit quelconque, écroulée de fatigue.


On découvre également Huaca Pucllana
C'est
un site pas très impressionnant mais mais instructif, qu'on visite
forcément avec un guide. C'est un ancien temple, érigé par une
civilisation de Lima, d'environ du 5eme siècle. Elle a construit le
temple avec des briques faites en glaise (le climat est désertique à
Lima, il ne pleut jamais, ce qui fait que les briques ne se détériorent
pas avec l'humidité). Particularité, les briques sont mises
verticalement et toutes espacées de quelques centimètres! C'est pour
permette au temple de résister aux séismes, malins les mecs!
Le
lendemain, réveil assez tôt, décalage oblige, je discute avec Rachel,
une américaine de ma chambre, et nous allons visiter la ville ensemble :
un programme improvisé qui nous fera marcher environ 12km, rien que
dans le quartier de Miraflores où l'auberge se trouve. Ce quartier est
intéressant mais pas tres beau, c'est un croisement entre le péruvien qui singe l'occidental : on
trouve à la fois des petites maisons improbables et des buildings, ainsi
que des enseignes locales qui côtoient KFC/Starbucks ou même Bata!
On visite le parc Kennedy avec des chats, une église où le petit Jesus est éclairé par des néons bleus, on va voir la mer depuis la falaise (bon avec une bonne grosse route dégeulasse qui gâche la vue..). Puis, nous nous baladons dans un petit marche de nourriture et on trouve un petit restaurant où on mange un superbe repas à base de ceviche (poisson cru mariné au citron).

La journee se termine par un petit shawarma (oui, on trouve vraiment de tout dans ce pays!), c'est une sorte de kebab en gros.
